56 - Lettre d'un Philosophe à une Irrationnelle  posté le lundi 17 septembre 2007 21:09

"  "Je sais jamais quoi écrire sur ces trucs-là"

                                                 Elena R.

   Ben moi non plus. Et pourtant à la fin il y a toujours quelque chose d'écrit, qui ne saurait cependant être le témoin assez fidèle de l'esprit de tous ces moments un peu à part ; je me contenterai donc de faire [de faire] de cette page un simple appel au souvenir - une paire de lacets en quelque sorte.

     'Let's go' pour la suite, je te souhaite beaucoup de succès dans la vie et le Rubik's Cube !                              

                                     Gautier          "
 

 

*Ce petit mot (on ne saurait l'appeler "lettre") a été écrit aux derniers moments passés ensemble, dans le bus qui nous menait à la gare. Je le relis très souvent, j'aime beaucoup cette grande phrase, qui exprime assez bien ce que n'aurais su exprimer moi-même à ce moment-là, dans l'état assez lamentable où j'étais ^^
J'ai un peu l'impression de le dire sans arrêt et à la fois de ne pas le dire assez, mais je le pense tellement fort qu'il faut que ça sorte : merci.
Même si, en définitive, il ne me reste que peu de choses de toi, si ce n'est quelques photos : un CD, ce mot, des pensées, des souvenirs... rien, en fait ; même si exactement 893 kilomètres nous séparent, je garde l'espoir, peut-être un peu fou (à toi de me le dire) qu'on se revoit dans un avenir proche.
La suite, personne ne peut nous la raconter, à nous de la créer, à nous de voir......*

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57 - Une amitié  posté le lundi 17 septembre 2007 21:34

    Pas de citation ici, si ce n'est quelques expressions comme "ça me les break", "qu'est-ce qu'on s'en fout point la plare", "pire" et bien d'autres...

    Quel déchirement ça a été de nous quitter aussi tôt, si peu de temps après nous être connues, tout s'est passé si vite que j'en suis encore étonnée ! Comment a-t-on pu, en moins d'une semaine, réussir à devenir aussi proches l'une de l'autre ? Comment, après si peu de temps, ai-je pu me mettre à pleurer la veille du départ sachant que j'allais te quitter ?

    Parce qu'on était faite pour se rencontrer et s'apprécier illico ? Quelle chance on a eu de se mettre à discuter toutes les 2 ! Nos goûts sont parfois différents, mais on n'en fait pas cas, on se comprend, on ne cherche pas à se faire changer d'avis, on se respecte. On s'adore, on se manque... J'ai aimé pleurer dans tes bras, ça me faisait tellement de bien !

    Tu es la première personne à qui je prends la main pour me balader dans la rue, comme ça, la première avec qui je m'entasse sur le rebord d'une fenêtre avec ma couette et nos oreillers, juste pour la proximité de nos derniers instants, l'une des rares avec qui je partage les mêmes pensées au même moment... J'aurais des millions de choses à dire sur toi, en seulement une semaine vécue en ta compagnie, mais, des millions, c'est impossible à dire ici, et puis de toute façon, y'en a tellement que je ne me rappelle pas de toutes...

    Seulement, je voulais que tu saches, que tu voies au moins une partie de toutes ces pensées qui me traversent quand je pense à toi, ma Julia...

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58 - Histoire d'un blanc...  posté le mardi 18 septembre 2007 20:42

" ... " 

"J'aime pas les blancs"

"Pourquoi t'aimes pas les blancs ? T'as quelque chose contre tes parents ?"

"Bouleeeeet !" 

    Oui oui Alex, ça t'arrive, tu peux sortir des trucs très cons, qui peuvent finalement devenir cultes... Il me reste tellement de choses de toi : à part des photos, il y a des mélodies, un goût de plus en plus prononcé pour le piano, des larmes refoulées ces soirs de musique, mais lâchées maintenant que je suis seule dans mon lit, sur fond de Amélie Poulain ou de Shrek, voir de LP (somewhere I belong, qui incite à se défouler, que ça soit de rires ou de larmes) ; il me reste des conversations qui, au fil des jours de plus en en plus rapides, se faisaient de plus en plus osées, le goût assez peu agréable d'une bière (laquelle ? bonne question...) à Londres, mais, qui, bue avec toi et Julia, prenait beaucoup plus de saveur...

J'aimerais tellement avoir plus de nouvelles de toi, tu me manques énormément, toi, nos fou-rires, tes "concerts", tes compos, nos conversations si peu sérieuses...

    Que dire ? Je suis comme un peu perdue sans vous trois, tout me paraissait si simple : être avec vous, une journée, un repas, une soirée ; votre proximité, votre amitié, notre amitié...

    Oui, mes larmes me paraissent justifiées. Oui, mon inquétude est réelle, et de plus en plus présente. Oui, ma peur de vous perdre s'intensifie. Deux semaines, c'est si court... Deux semaines dans une vie, qu'est-ce que c'est ? Deux semaines qui paraissent si insignifiantes mais qui ont changé à jamais le cours de notre existance. Que serais-je devenue si je ne vous avait pas rencontré ? Tout ne tiens qu'à un fil, aussi fin qu'un cheveu. Un seul élément change et tout est différent. Ne pas envisager ces possibilités qui auraient pu se produire, penser seulement à la suite, à l'espoir, à nos "retrouvailles" parce que j'y crois, même si l'on est séparé, même si l'on ne se retrouve pas tous les 4 en même temps au même endroit.

                                               

                                                                J'espère... 

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59 - Let me be a woman  posté le mercredi 26 septembre 2007 16:45

 

Une étape supplémentaire de franchie

sur le long et périlleux chemin

qui mène à la femme

que je serai

un jour

... 

 

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60 - Parce j'aime la Bretagne... et l'innocence  posté le mercredi 03 octobre 2007 21:05

L'Autre Finistère (Les Innocents)

Comprendras-tu ma belle
qu'un jour, fatigué
j'aille me briser la voix
une dernière fois
à cent-vingts décibels
contre un grand châtaigner
d'amour pour toi

Trouverais-tu cruel
que le doigt sur la bouche
je t'emmène, hors des villes
en un fort, une presqu'île
oublier nos duels
nos escarmouches
nos peurs imbéciles

On irait y attendre
la fin des combats
jeter aux vers, aux vautours
tous nos plus beaux discours
ces mots qu'on rêvait d'entendre
et qui n'existent pas
y devenir sourd

[refrain]
Il est un estuaire
à nos fleuves de soupirs
où l'eau mène nos mystères
et nos belles diffétences
j'y apprendrai à me taire
et tes larmes retenir
dans cet autre Finistère
aux longues plages de silence...

Bien sûr on se figure
que le monde est mal fait
que les jours nous abîment
comme de la toile de Nîmes
qu'entre nous il y a des murs
qui jamais ne fissurent
que même l'air nous opprime

Et puis on s'imagine
des choses et des choses
que nos liens c'est l'argile
des promesses faciles
sans voir que sous la platine
du temps, il y a des roses
des jardins fertiles

[refrain]

Car là-haut dans le ciel
si un jour je m'en vais
ce que je voudrais de nous
emporter avant tout
c'est le sucre et le miel
et le peu que l'on sait
n'être qu'à nous

[refrain] 

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